(RE)LIRE « LA CONDITION DE L’HOMME MODERNE », D’HANNAH ARENDT

Nous n’avons plus l’âge de passer le bac.

Beaucoup de nos enfants ont passé le moment de s’y confronter eux-mêmes.

Devons-nous pour autant être privés de la surprise, de l’étonnement, de la fraîcheur que nous avons pu connaître, en notre temps, en découvrant Camus, Sartre, Montaigne ou Pascal.

Cette année, le programme offre la chance à ceux dont c’est le tour d’entrer dans ce monde de rencontrer l’actualité et la modernité d’Hannah Arendt.

Avons-nous le droit de les envier, de partager avec eux le frisson de s’ouvrir à une complexité qui simplifie la compréhension.

Envie qui nous délivre de la nostalgie, des regrets du temps passé et nous autorise, peut-être même nous oblige, à vivre avec eux le délice de la découverte incessante.

Pour cela, je vous propose quelques lignes citées par Camille-Olivier Verseau dans « La philosophie au programme » :

HANNAH ARENDT / PARDON ET PROMESSE : CHANGEMENT ET IDENTITÉ

« Si nous n’étions pardonnés, délivrés des conséquences de ce que nous avons fait, notre capacité d’agir serait comme enfermée dans un acte unique dont nous ne pourrions jamais nous relever ; nous resterions à jamais victimes de ses conséquences, pareils à l’apprenti sorcier qui, faute de formule magique, ne pouvait briser le charme. Si nous n’étions liés par des promesses, nous serions incapables de conserver nos identités ; nous serions condamnés à errer sans force et sans but, chacun dans les ténèbres de son cœur solitaire, pris dans les équivoques et les contradictions de ce cœur – dans des ténèbres que rien ne peut dissiper, sinon la lumière que répand sur le domaine public la présence des autres, qui confirment l’identité de l’homme qui promet et de l’homme qui accomplit. Les deux facultés dépendent d’autrui, car nul ne peut se pardonner à soi-même, nul ne se sent lié par une promesse qu’il n’a faite qu’à soi ; pardon et promesse dans la solitude ou l’isolement demeurent irréels et ne peuvent avoir d’autre sens que celui d’un rôle que l’on joue pour soi ».

Hannah Arendt,

La condition de l'homme moderne (tr. Georges Fradier, pp. 302-303), 1961

Juste pour vibrer, retrouver l’envie de se replonger dans cette lecture essentielle et lumineuse.


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